Sortir du burn out grâce à la thérapie

Sortir du burn out avec une thérapie

Qu’est-ce que le burn out ?

Le burn-out, un terme apparu assez récemment, veut dire épuisement professionnel. Il traduit une souffrance psychique en lien avec une situation professionnelle.

Santé Publique France le définit ainsi « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel », cette définition parle donc de conséquences émotionnelles, mais aussi physiques de l’épuisement professionnel.

Sortir du burn out, de cet état d’épuisement peut se faire en étant accompagné. On vous dit tout.

Quels sont les symptômes courants du burn-out ?

Les prémices à la survenue de cet état peuvent être une longue période de tension, de sentiment d’épuisement progressif qui n’a rien à voir avec de la fatigue physique liée à une forte activité sportive par exemple. Un long processus de surmenage physique et psychique lié au stress au travail auquel les personnes essaient de faire face coûte que coûte, peut également précéder le burnout.

L’épuisement professionnel proprement dit est accompagné par un sentiment fort d’être vidé, épuisé, malgré les tentatives de repos. La personne n’est plus heureuse dans son travail, elle ressent un sentiment d’inefficacité, de dévalorisation, d’impuissance et un sentiment permanent d’être submergé par des tâches qui n’ont plus de sens.

C’est un épuisement mental qui provoque des crises d’angoisses, parfois des crises de panique, un retrait dans les relations entre collègues de travail, un sentiment dépressif qui imprègne toute la vie quotidienne. Le sommeil est perturbé, les relations affectives sont difficiles parce que la personne en épuisement professionnel est irritable, renfermée. Le syndrome d’épuisement professionnel déteint sur toute la vie qu’elle soit familiale ou amicale.

Ce sentiment d’épuisement professionnel se développe insidieusement et est le plus souvent tu, par honte de ne plus être efficace au travail, de ne plus être un « battant », un sentiment d’impuissance qui n’est pas repéré de suite, il faut du temps pour accepter de dire que malgré toute sa volonté « on y arrive plus ». En effet, ce sont souvent des personnes consciencieuses, motivées voir perfectionnistes, exigeantes qui sont sujettes à cette souffrance au travail qui évolue petit à petit vers cet état d’épuisement professionnel. Une perte de concentration, une difficulté de mémorisation sont des symptômes fréquemment décrits par les personnes en burn-out. Une profonde détresse psychologique pouvant mener à une dépression.

Les symptômes du burn-out tels que décrits ci-dessus peuvent être donc être émotionnels mais cet épuisement professionnel est aussi accompagné par des symptômes physiques. Une fatigue constante, des tensions et douleurs musculaires, des troubles digestifs, une voix sans énergie, des vertiges, une perte de libido et parfois de l’hypertension artérielle.

Tous ces symptômes vont s’accompagner aussi de la crainte de perdre son travail avec toutes les conséquences que cela implique, la crainte d’être considéré comme une personne faible, sans ambition ni courage, est souvent présente que ce soit dans des postes à fortes responsabilités ou non. La personne essaie de faire face, de tenir bon parfois jusqu’à un écroulement physique et psychique empêchant toute tentative de retour au travail.

Ces états d’épuisements peuvent se retrouver dans toutes les professions quels que soient les postes de travail occupés.

Quelles sont les causes profondes du burn-out ?

Toutes les personnes dans les mêmes situations ne vont pas présenter de symptômes d’épuisement professionnel. Ce symptôme est lié à certaines modalités du travail professionnel d’une part et à certains traits de personnalités ainsi qu’au contexte de vie d’autre part.

Parmi les causes possibles de burn-out, on pourra citer :

  • La peur de l’échec : l’angoisse de mal faire les choses dans la vie en général, pas seulement au travail.
  • La difficulté à déléguer, à vouloir faire soi-même pour que ce soit « bien fait ».
  • La difficulté à dire « non » : ne pas vouloir décevoir, répondre à toutes les demandes, de ce fait, faire tout soi-même devient rapidement trop.
  • Le manque de soutien ressenti de la part de la hiérarchie, l’absence de reconnaissance ou des contraintes de travail excessives liées à des reproches répétés.
  • Le manque d’autonomie qui empêche une certaine liberté d’exécuter son travail avec des protocoles et des procédures à respecter et/ou des objectifs flous
  • L’absence de relations entre collègues de travail : c’est important de se sentir en lien avec les autres et de faire partie d’un groupe.
  • Le manque d’équité, un sentiment d’injustice au sein de l’entreprise.
  • L’existence de conflits au travail ou à la maison : les conflits prennent beaucoup de place et d’énergie, les difficultés à se concentrer que cela provoque accompagné d’un sentiment de surcharge de travail accroissent le risque de se retrouver en situation d’épuisement.
  • Vouloir avoir le contrôle sur tout : tout contrôler devient vite impossible et la personne sent que la situation lui échappe totalement et ne peut le supporter
  • Les personnes qui ont certaines phobies, telles que la phobie de prendre les transports, de conduire, la claustrophobie, seront plus exposées que les autres au syndrome d’épuisement professionnel. En effet, toute leur énergie est concentrée sur réussir à vaincre ces angoisses profondes pour arriver au travail tous les jours et ne pourront faire face à l’énergie demandée par leur poste de travail.
  • Le sentiment d’ennui au travail, le sentiment de ne pas voir ses compétences reconnues, sans perspectives de changement ou d’évolution.

Quelles solutions pour sortir du burn out ?

La consultation médicale

Tout d’abord, acceptez de consulter le médecin du travail ou son médecin généraliste. Ceux-ci vont prescrire un arrêt de travail nécessaire et indispensable pour commencer à remonter la pente. Surmonter cet épuisement professionnel nécessite en effet en premier lieu un retrait du monde du travail.

Ce premier pas est parfois difficile à accepter par la personne elle-même qui va quelquefois ressentir un sentiment de culpabilité, son environnement relationnel aura du mal à comprendre l’état d’usure professionnelle dans lequel se trouve la personne : « je ne le reconnais plus » ou « il était tellement ambitieux » ou encore « secoue-toi un peu », « personne ne s’est jamais arrêté de travailler chez nous », etc. Ces phrases entendues ne vont pas aider la personne à sortir de son mal-être et de son état d’épuisement.

L’arrêt de travail prescrit est très souvent accompagné d’une recommandation de commencer une thérapie chez un professionnel, psychiatre ou psychologue clinicien. La prescription médicamenteuse n’est pas systématique mais peut être, si besoin, utilisée comme béquille momentanée si les symptômes de l’épuisement au travail sont trop invalidants.

La psychothérapie

Le cadre thérapeutique de la thérapie permettra de libérer une parole trop longtemps retenue. En général, les personnes victimes d’épuisement professionnel n’ont pas osé parler de ce qui leur arrive ni à leur hiérarchie ou ni à leur entourage. Vaincre une sorte de honte de se retrouver dans cet état d’épuisement physique et d’épuisement émotionnel prend du temps.

En même temps que l’arrêt de travail, cette seconde étape consacrée à la thérapie va permettre à la personne de parler des souffrances au travail qu’elle a emmagasinées, lui donner l’occasion de comprendre sa relation au travail, de comprendre comment elle en est arrivée là et quels signes d’épuisement dans sa vie professionnelle elle a voulu ignorer.

Le but de cette thérapie est de retrouver un équilibre psychologique permettant de renouer avec une vie professionnelle quelle qu’elle soit ; de revoir ses priorités, de faire le point sur ce qui fait sens pour la personne. En outre, cette connaissance de soi acquise grâce à la thérapie est nécessaire pour sortir du burn out et trouver un accomplissement personnel dans sa vie professionnelle.

D’autres techniques appropriées complémentaires à la psychothérapie

À côté de la psychothérapie, la sophrologie avec ses techniques de relaxation peut apporter une aide pour la diminution des états de stress intense. En effet, la sophrologie permet de réduire des tensions psychiques et physiques et être de ce point de vue un traitement complémentaire à la psychothérapie.

La pratique de la méditation de pleine conscience pour les personnes intéressées par cette approche peut permettre de retrouver un équilibre émotionnel favorable à une meilleure gestion de l’anxiété.

Le burn out est-il reconnu comme une maladie professionnelle ?

L’épuisement au travail ou burn out ne fait pas partie aujourd’hui de la nomenclature des maladies professionnelles. Cependant, des démarches auprès de la CPAM dans un cadre bien précis peuvent conduire à cette reconnaissance.

Peut-on prévenir le burnout au sein de l’entreprise ?

Les obligations légales de sécurité et de protection de la santé des salariés sont dues par l’employeur. Le cadre du travail et l’organisation du travail participent à la survenue de l’épuisement au travail.

L’employeur, l’encadrement, les acteurs de la prévention au sein de l’entreprise, le service de santé au travail doivent donc être vigilant à un ensemble de signaux pouvant laisser penser qu’un salarié est en situation de stress chronique :

  • Le salarié se plaint-il d’être débordé, surchargé, épuisé ?
  • Montre-t-il des signes de désinvestissement ?
  • Est-il facilement irritable ?
  • Fait-il part de problèmes de concentration ?

Les changements de comportements comme un désengagement ou un repli sur soi inhabituel sont des signes d’alerte et peuvent être des signes d’épuisement à ne pas négliger par l’entourage professionnel.

Comment prévenir le burn out à titre personnel ?

S’assurez que le travail plaît, que l’organisation du travail convient, que les objectifs de votre travail sont en adéquation avec vos valeurs, que les relations avec les collègues sont satisfaisantes. Si vous n’aimez rien dans votre travail, si l’ambiance professionnelle est source de stress continu, il est nécessaire de se poser la question d’un changement professionnel.

La vie professionnelle est une facette de la vie en général, trouver un équilibre psychologique satisfaisant fait intervenir à la fois la vie familiale, la vie relationnelle, sociale et amicale et le temps consacré aux loisirs.

Prendre le temps d’écouter les signes avant-coureurs physiques et psychiques et demander de l’aide le plus tôt possible afin de prévenir l’épuisement et de ne pas le laisser s’installer de façon chronique.

Se soucier de soi, accepter ses limites, bien délimiter le temps de travail.

Le retour au travail

En général, le retour au travail après un burn-out professionnel se fait progressivement. Sur avis médical, le temps de travail pourra être aménagé pour une reprise progressive.

C’est alors l’occasion de faire un état des lieux de sa vie professionnelle : envisager une réorientation, faire une formation, changer d’entreprise sont des questions à ne pas négliger. Cela peut passer par un bilan de compétences afin d’y voir plus clair.

La thérapie entreprise suite à l’épuisement professionnel aura certainement donné des clefs afin de modifier son rapport au travail. Chaque personne est singulière et il n’y a pas de règle en ce qui concerne le retour au travail : il doit être adapté au rythme et aux besoins de chacun.

À côté de l’épuisement professionnel, d’autres situations de burnout

Le burnout parental, le burnout de l’aidant familial, le burnout maternel : Cet état affecte les parents ou les personnes s’occupant de manière intensive et prolongée d’enfants. Il survient généralement lorsque ces personnes sont confrontés à des niveaux élevés de stress et de demandes constantes liées à l’éducation et aux soins des enfants, ce qui peut les dépasser.

Le bore-out désigne l’ennui au travail : le salarié n’a pas d’objectifs, pas de perspectives. Il a le sentiment que ses compétences ne sont pas appréciées à leur juste valeur. Cet ennui profond et durable peut amener à une situation d’épuisement professionnel avec des symptômes qui se rapprochent d’une dépression.

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